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    INFORMATIONS SUR LES PRIÈRES ET LES LITANIES

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    Merlin voyance
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    INFORMATIONS SUR LES PRIÈRES ET LES LITANIES

    Message  Merlin voyance le Mer 1 Aoû - 11:52

    INFORMATIONS SUR LES PRIÈRES ET LES LITANIES

    Le mot « litanie » vient du mot grec litaneia, qui veut dire prière. La litanie, qui est une des formes anciennes de notre liturgie, consiste en une invocation ou une supplication énoncée par un soliste auquel répond l'assemblée des fidèles.
    Nos litanies actuelles ont un préambule commun et une partie de la conclusion commune. Les invocations propres, les versets et répons, les oraisons varient suivant les litanies.
    De ces litanies actuelles, six seulement sont approuvées par l'Église pour le culte public :
    Les litanies des Saints ;
    les litanies de la Sainte Vierge ;
    les litanies du saint Nom de Jésus ;
    les litanies du Sacré-Cœur ;
    les litanies de saint Joseph ;
    et les litanies pour les agonisants.
    Mais on sait que nombre de saints, de dévotions et même de vertus ont leurs litanies particulières. A cela il n'y a rien à redire, car c'est un genre de prière excellent, simple et clair, et de telles formules sont fort heureusement, un enseignement et une supplication tout à la fois. Toutefois, nous nous limiterons ici qu'à celles approuvées par le Saint Siège.

    LITANIES DES SAINTS :

    Après les invocations aux personnes divines, à la vierge Marie et aux anges (Michel, Gabriel et Raphaël sont spécialement nommés), « on énumère les principaux saints (en groupe ou individuellement) apôtres, martyrs, confesseurs et docteurs, vierges. Aucun des docteurs de l'Église grecque n'est inscrit, la liste est close avec saint François d'Assise, saint Joseph n'est pas encore dans les bréviaires du XVIIème siècle. Puis, on dit les grâces que l'on veut obtenir, délivrance du péché, biens d'ordre temporel et spirituel. Ce serait, pense-t-on, la partie la plus ancienne; en particulier le passage Peccatores, te rogamus, etc., qui en effet a un parfum d'antiquité très prononcé. » Cette partie est délicieusement variée : maux dont on veut être préservé, mystères de la vie du Sauveur dont on se recommande, biens qu'on sollicite; et toujours on s'adresse à Notre-Seigneur (en réalité, les litanies des Saints sont, dans leur seconde partie, des litanies de Jésus-Christ). Ensuite, après le triple Agnus Dei, le Christe audi nos, Christe exaudi nos, le Kyrie eleison (comme au début), le Pater noster, on récite ou on chante le psaume Deus in adjutorium, de nombreux versets et répons, dix oraisons pour nos besoins ou les besoins de l'Église, et, comme aux autres offices, on termine par la prière pour les morts. Le tout forme vraiment une admirable prière. Les litanies des saints sont « les seules vraiment liturgiques, qui fassent partie intégrante d'un office, messe, ordination, procession; les autres litanies ne sont jamais obligatoires. Il est regrettable, qu'on l'oublie trop souvent et qu'on préfère celles qui sont loin d'avoir le même mérite. C'est, sans doute, que celles-ci sont moins longues que celles-là et que, d'ordinaire, les offices trop prolongés sont moins en faveur qu'autrefois.

    LITANIES DE LA SAINTE VIERGE :

    Ces litanies sont nommées litanies de Lorette. Elles empruntent ce nom à la sainte maison de Lorette, près d'Ancône, où, depuis plusieurs siècles, elles sont chantées solennellement tous les samedis de l'année. Certains auteurs les font remonter au XIIIème siècle ou même au XIIème ; d'autres leur attribuent une origine encore plus reculée. D'après ceux-ci, le pape Serge Ier († 701) aurait prescrit de les chanter tous les ans, au jour de l'Annonciation; et, dans la suite, il aurait étendu cette prescription aux principales fêtes de la sainte Vierge. A s'en tenir à leur forme et aux plus anciens textes que nous possédions, il semble bien qu'elles sont d'une époque plus rapprochée (moitié du XVIème siècle); mais le fond même est très antique. Un pieux amour est porté à multiplier les appellations et les louanges. Notre dévotion, quand elle est vive, prend plusieurs chemins pour aboutir au même terme. Un saint Augustin, un saint Jean Chrysostome, un saint Jean Damascène, un saint Bernard... donnent cet exemple dans leurs sermons. Il y a déjà là une tendance qui prendra corps avec le temps et aboutira à la forme litanique moderne. On sait, au surplus, que quelques-unes des invocations de ces litanies sont de date plus ou moins récente Regina sine labe originali concepta, Regina sacratissimi rosarii, Mater boni consilii, surtout Regina pacis. Faisons ressortir le charme exquis de cette délicieuse prière, que nous récitons si souvent, particulièrement dans notre prière du soir, comparable à un collier ou à un bouquet dans lesquels on ajoute une perle à une perle, une fleur à une fleur. Que sont, en effet, ces litanies, sinon une salutation répétée et une supplication instante, sur un mode particulier, qui consiste à faire passer, dans la salutation et la supplication, tous les titres de gloire de la sainte Vierge et, en même temps, tous les motifs de notre espérance en elle ? Et ce n'est pas seulement notre piété qui s'alimente, ou notre misère qui s'ouvre des trésors par l'invocation, c'est le ciel et la terre qui entrent dans la jubilation, Dieu étant honoré par toute louange que l'on donne à sa Mère, les anges se réjouissent de l'hommage rendu à leur souveraine, les âmes du purgatoire recevant une consolation ou un allégement...
    Et nous continuons de dire : « Priez pour nous, priez pour nous, » pendant que la belle vision des prérogatives mariales passe sous nos yeux et enchante notre âme : « Sainte Marie, Sainte Mère de Dieu, Sainte Vierge des vierges... »,
    Et toutes ces formes riches de symbolisme : « Rose mystique, Tour d'ivoire, Arche d'alliance... ». Et ces processions innombrables qui suivent la « Reine des anges », la « Reine des patriarches », la « Reine des prophètes... »
    Même les appellations, un peu mystérieuses, qui se rencontrent dans les litanies de la sainte Vierge, éveillent, dans la pensée et dans le coeur des pieux fidèles, l'admiration et la confiance pour notre mère du ciel. Il leur est facile, du reste, s'ils en éprouvent le besoin, de se procurer l'intelligence de ces délicieuses formules.
    Miroir de justice : Marie est un miroir sans tache, un miroir de toutes les vertus, dont rien n'a jamais terni la pureté.
    Temple de la sagesse : En Marie, la Sagesse incarnée a établi sa demeure, comme aussi le don de sagesse que le Saint-Esprit communique aux enfants de Dieu.
    Vase spirituel et Vase d'honneur : Le Très-Haut a voulu élever Marie à la dignité de Mère de Dieu et par suite faire d'elle un « vase spirituel » ou encore, suivant l'expression de la sainte Écriture, Rom., IX, 21, un « vase d'honneur », consacré par l'Esprit-Saint en personne.
    Vase insigne de dévotion : Marie fut toujours, avant et après la naissance de son Fils, un vase tout rempli de la sainte dévotion, de la véritable piété, du pur amour de Dieu.
    Rose mystique : De la reine des fleurs, Marie a le pur éclat et le délicieux parfum : son amour de Dieu n'a pas d'égal, et pareillement la bonne odeur de sa Sainteté.
    Tour de David : Comme la tour de David était l'ornement et la force de Jérusalem, de même Marie est la gloire et l'invincible protection de l'Église et de ses enfants.
    Tour d'ivoire : Marie immaculée a la blancheur de l'ivoire et, comme l'ivoire est l'emblème de la force, elle nous protège contre les tentations.
    Maison d'or : Mille fois plus précieuse que le temple si riche de Salomon, Marie a été la demeure de Dieu et de toutes les vertus.
    Arche d'alliance : Mieux que l'arche d'alliance qui symbolisait la présence de Iahveh parmi son peuple, Marie, mère d'Emmanuel ou du Dieu incarné, a resserré notre alliance avec l'Éternel notre Père.
    Porte du ciel : Marie, qui nous a donné le roi des cieux et qui est la « Reine du ciel », nous en ouvrira les portes, pour peu que nous l'en priions et que nous nous en montrions dignes.
    Étoile du matin : Dans la nuit du paganisme ou dans la noire tempête, Marie est apparue et apparaît comme un astre radieux qui annonce l'approche du jour, l'aurore du Soleil de justice, la venue du Sauveur de notre pauvre monde et de nos pauvres âmes.
    Reine des anges, Reine des patriarches et Reine de tous les saints : Marie, dans le ciel, est la reine de tous, comme, sur la terre, elle a été, plus ou moins explicitement, l'aimée, la désirée de tous.
    Reine de la paix : Que Marie soit la pacificatrice des âmes et des peuples !

    LITANIES DU SAINT NOM DE JÉSUS :

    Jésus, le nom du Sauveur et aussi le nom qui sauve, revient près d'une centaine de fois dans ces litanies, tantôt prononcé par la voix de celui qui préside la prière, tantôt par la voix de ceux qui répondent.
    C'est probablement à saint Bernardin de Sienne (†) qu'il faut attribuer la substance ou la première ébauche de ces litanies que beaucoup de chrétiens récitent chaque matin. Mais elles ne furent approuvées qu'en 1862, par le Pape Pie IX.
    Comme plus haut pour les litanies de la sainte Vierge, voici un bref et fidèle aperçu sur la contexture des litanies du saint Nom de Jésus :
    Après les invocations habituelles, on trouve les éléments spéciaux à cette prière.

    Il y a d'abord une longue série de louanges empruntées à la sainte Écriture, surtout au Nouveau Testament :
    Évangiles et épîtres de saint Paul. On reconnaît les passages; on les situe dans le texte. C'est saint Pierre qui dit : « Vous êtes le Christ, Fils du Dieu vivant »; c'est saint Paul, saluant en Jésus la « splendeur du Père » et la « blancheur de la lumière éternelle »; c'est David, acclamant le « Roi de gloire » dans un psaume prophétique; c'est le « Dieu fort », le « Père du siècle futur », 1' « Ange du grand conseil », devant lequel se sont inclinés les prophètes; c'est Celui qui s'est lui-même comparé au « bon Pasteur » et qui s'est présenté « doux et humble de coeur », « voie » et « vie » de l'humanité.
    Une autre partie des litanies expose les rapports de Jésus avec les anges, les patriarches, les apôtres, les évangélistes, les martyrs, les confesseurs, les vierges, avec tous les bienheureux dont il est la couronne et la récompense. Vient ensuite une sorte d'arrêt, la demande par deux fois de la propitiation. La litanie reprend. Le fidèle implore la délivrance du mal en général, de certains maux en particulier, tous maux de l'âme.
    Pour être exaucé, il faut prier au nom de Jésus et par ses mérites. Depuis le début des litanies, le nom de Jésus a été invoqué; voici que l'âme rappelle les mérites de Jésus, ceux de sa vie (vie privée et vie publique) et ceux de sa mort, puis enfin supplie au nom de la gloire même de Jésus.
    Ne pourrait-on pas dire que, par leur contexture, les litanies du saint Nom de Jésus rappellent, à certains égards, tout ensemble les litanies des Saints et celles de la sainte Vierge ?

    LITANIES DU SACRÉ-CŒUR :

    1°) Ces litanies sont, substantiellement, celles que la vénérable visitandine Anne-Madeleine de Rémusat fit paraître en 1718 et qu'on appelle les litanies de Marseille parce qu'on les récita, en 1721, dans la neuvaine solennelle au Sacré-Cœur que Mgr de Belsunce organisa à Marseille pour conjurer le terrible fléau de la peste.
    Quand l'épidémie eut disparu, Marseille continua de réciter avec foi, reconnaissance et amour les litanies auxquelles se rattachaient d'aussi touchants souvenirs. Vinrent alors, sur la fin du XIXème siècle, les décrets appliquant rigoureusement aux litanies du Sacré-Cœur les défenses concernant la récitation publique des litanies non reconnues par le Saint-Siège. L'évêque de Marseille, Mgr Robert, se décida à recourir au seul moyen de concilier la dévotion de ses ouailles avec les prescriptions romaines il sollicita l'approbation pontificale pour les litanies en usage dans son diocèse. Ses instances reçurent à Rome un accueil favorable; mais la Sacré Congrégation des Rites ajouta aux litanies qu'on lui soumettait six invocations empruntées à d'autres litanies, pour porter à trente-trois le nombre des invocations, et mieux rappeler ainsi et honorer les trente-trois années de la vie mortelle de Notre-Seigneur. Sauf cette addition, le texte des litanies de Marseille ne subit qu'une légère retouche dans la seconde invocation. On conserva même le verset, le répons et l'oraison finale... Le souverain pontife agréa les litanies de Marseille avec les six invocations complémentaires et en accorda la récitation publique, d'abord aux diocèses de Marseille et d'Autun, ainsi qu'à l'ordre de la Visitation, puis au diocèse d'Annecy et à la Compagnie de Jésus. Finalement, la faveur fut octroyée à l'Église universelle, le 2 avril 1899.
    Les six invocations complémentaires sont les invocations 3, 16, 17, 18, 25 et 26 de nos présentes litanies :
    3. Coeur de Jésus, substantiellement uni au Verbe de Dieu;
    16. Coeur de Jésus, objet des complaisances du Père céleste;
    17. Coeur de Jésus, dont la plénitude se répand sur nous tous;
    18. Coeur de Jésus, le désiré des collines éternelles;
    25. Coeur de Jésus, obéissant jusqu'à la mort;
    26. Coeur de Jésus, percé de la lance.
    La sœur Rémusat n'avait pas elle-même composé les invocations des litanies marseillaises. Toutes se trouvent déjà dans des litanies parues précédemment, surtout celles du Père Croiset (1691). C'est à ces dernières, qui comprenaient précisément trente-trois invocations, que furent empruntées cinq sur six des invocations ajoutées aux litanies de la soeur Rémusat.
    2°) On peut dire que toutes les invocations sont tirées des Livres saints; beaucoup en sont même littéralement extraites.
    On peut les grouper en trois parties principales :
    1. — Les excellences fondamentales du Coeur de Jésus (1, 2);
    2. — Les amabilités et les attraits du Coeur de Jésus (2-22);
    3. — Le rôle propitiatoire du Coeur de Jésus (23-33).
    Une seule, la 18ème, n'est pas immédiatement intelligible pour la plupart des fidèles. « Le désiré des collines éternelles » : qu'est-ce à dire ?
    Dans les bénédictions prophétiques qui terminant la Genèse eu annonçant les destinées des douze tribus d'Israël, la Vulgate, Gen. XLIX, 26, met dans la bouche de Jacob cet oracle adressé à Joseph : « Les bénédictions que te donne ton père, surpassent celles qu'il a reçues lui-même de ses pères, jusqu'à ce que vienne le désir des collines éternelles. » Les montagnes passaient jadis pour les parties les plus anciennes et les plus fermes de la terre. Dans ces collines, qualifiées d'éternelles et qui semblaient animées d'un désir, on ne tarda pas à trouver une désignation allégorique des saints patriarches... Et dans le langage ecclésiastique, le Messie, en qui les patriarches avaient cru, dont ils avaient souhaité de voir le jour, (Joa., VIII, 56), fut célébré comme le Désiré des collines éternelles...
    Les désirs des justes de l'Ancien Testament étaient provoqués par l'oppression d'Israël, l'idolâtrie des Gentils, la corruption du monde. Nous, qui avons une connaissance plus distincte du Coeur de Jésus, de sa vertu, de ses richesses, n'avons-nous pas sujet de désirer plus vivement et son règne universel et sa venue en nous, notamment par la sainte communion ? Au dehors, il y a, au sens propre ou métaphorique, tant d'idoles à renverser, tant de plaies morales à guérir, tant de captifs à rendra libres ! Et nous-mêmes, ne portons-nous pas des chaînes, ne sommes-nous pas sujets à mille misères ? Coeur de Jésus apprenez-nous à vous désirer; venez régner dans notre coeur.

    LITANIES DE SAINT JOSEPH :

    Comme la dévotion au Sacré-Cœur, la dévotion à saint Joseph tend aussi, toutes proportions gardées, à se répandre de plus en plus parmi les fidèles. Et nous avons depuis le 18 mars 1909, des litanies de ce saint approuvées par décret apostolique, qui peuvent, donc, être récitées ou chantées en public aussi bien qu'en particulier. Les titres glorieux de saint Joseph, ses vertus, les divers patronages qu'il exerce à notre égard, rien n'est oublié dans les litanies approuvées, et elles sont aussi claires que riches de sens. Pour peu qu'on connaisse la vie du patriarche de Nazareth et le culte qui lui est rendu, il n'est pas une seule de ces invocations qui ne soit comprise sans difficulté.

    LITANIES POUR LES AGONISANTS :

    Ces litanies, dont la contexture générale rappelle celle des litanies des Saints, mais qui sont beaucoup plus brèves et qui aussi contiennent quelques invocations spéciales des mieux appropriées, sont pour le fond, très anciennes. Elles devraient figurer dans tous les livres de prières et nous devrions les réciter souvent, à l'intention, par exemple, des milliers d'âmes que chaque jour, Dieu rappelle à lui. Aucun fidèle, surtout, ne devrait mourir sans qu'elles fussent récitées, à son intention particulière, par le prêtre et les assistants. Pourquoi, dans ces litanies, saint Abel et saint Abraham sont invoqués ? Pour Abel, c'est vraisemblablement à cause de sa mort, que nous raconta la Bible. Quant à Abraham, c'est sans doute parce qu'il est le père de tous les croyants et aussi parce que c'est dans son « sein » que les anges sont priés de transporter le cher mourant. Par ces litanies spéciales des agonisants, nous demandons aux saints de prier Dieu au nom de la personne agonisante « Ora pro eo, ora pro ea, ora pro nobis » priez pour lui, priez pour elle, priez pour nous!

      La date/heure actuelle est Jeu 8 Déc - 22:47