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    Biographie de Saint Benoit de Nursie, Patron de l'Europe, Père des moines

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    Merlin voyance
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    Biographie de Saint Benoit de Nursie, Patron de l'Europe, Père des moines

    Message  Merlin voyance le Sam 8 Sep - 4:56

    Saint Benoit de Nursie, Patron de l'Europe, Père des moines

    Vers l'an 300, Antoine, jeune et riche paysan de la vallée du Nil, entendant un dimanche à l'église la lecture de l'évangile comprit que l'appel de Jésus lui était personnellement adressé : "Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu as, donne le aux pauvres. Puis viens et suis-moi"
    Sans hésiter, Antoine distribue l'héritage de ses parents abandonne sa maison et part... Si tous les moines se reconnaissent en saint Antoine, ce n'est pas qu'il ait inventé ce genre de vie, c'est que, comme lui, ils ne sont rien d'autres que des chrétiens désireux de prendre au sérieux l'Evangile et choisissent des moyens radicaux pour le vivre pleinement.

    Les moines bénédictins suivent la règle de saint Benoît de Nursie qui propose une vie équilibrée entre la prière commune, la prière personnelle dans le silence, la lecture qui permet un enrichissement de la personne, le travail, l'accueil, la vie fraternelle, autant d'éléments qui composent toute vie humaine, mais dont l'harmonie et l'équilibre ont été soigneusement mis au point par des siècles d'expérience de la vie monastique.

    Benoît nous est connu par deux sources :

    Le deuxième livre des Dialogues du pape saint Grégoire, écrit à Rome en 593-594, moins de cinquante ans après sa mort, et un texte législatif, appelé "la règle des monastères".

    La vie que nous laisse saint Grégoire n'est pas une biographie au sens moderne du terme, car il s'intéresse d'abord au pouvoir de faire des miracles et au don de prophétie de l'homme de Dieu; mais en même temps il nous donne des faits réels de sa vie, bien que ce ne soit pas toujours facile de les séparer du symbolique ou de l'imaginaire.

    Saint Benoît est né à Nursie vers 480 dans une famille patricienne. C'est l'époque à laquelle vivaient dans notre pays Clovis, le roi des francs ainsi que Clotilde, Geneviève, la bergère de Nanterre et Rémi l'évêque de Reims, une époque troublée par les invasions des barbares auxquelles fait écho le texte de saint Grégoire.

    Il va à Rome pour étudier les arts libéraux mais, dégoûté de la vie corrompue de la ville, il quitte tout et se retire dans la solitude de Subiaco, où il mène une vie d'ermite, "désireux de plaire à Dieu seul", selon la parole de son biographe. Attirés par sa vie, quelques moines demeurant aux environs lui demandent avec insistance d'être leur supérieur et leur maître. Benoît accepta, mais, lorsqu'il essaya de corriger leur conduite de vie pas très exemplaire, ils attentèrent à sa vie en lui offrant une coupe contenant du poison (coupe qu'il brisa par un signe de croix miraculeux) si bien qu'il quitta ce lieu inhospitalier.

    Après avoir édifié douze petits monastères, Benoît quitte Subiaco, probablement en 528 ou 529, et se dirige vers le Sud, avec quelques disciples. On ne connaît pas la raison du choix de la montagne "sur la côte de laquelle est Cassino" (Dante, Paradis, XXII, 37), mais on suppose la contribution d'un bienfaiteur patricien. Doué de sens pratique, dans la zone d'entrée du cloître actuel, Benoît adapta le temple païen en oratoire pour sa communauté et utilisa les autres édifices comme habitation pour les moines et pour les pèlerins, et comme espace pour leurs activités de travail. De même, sur le sommet de la montagne, où il y avait un bosquet païen, fut édifié un petit oratoire à la gloire de St. Jean-Baptiste, où il fut enterré auprès de sa soeur Ste. Scholastique.

    Agé de près de 70 ans et sentant que ses forces allaient manquer, il se fit transporter dans l'oratoire de St. Martin et là, les bras levés au ciel, après avoir reçu la communion, il mourut. La tradition situe la date de sa mort le 21 mars 547; sa dépouille mortelle qui fut déposée dans l'oratoire saint Jean Baptiste, avec celle de sa soeur Sainte Scholastique, fut amenée à Fleury à la fin du VII ème siècle par les moines de notre monastère, et ses ossements reposent depuis cette époque dans une châsse-reliquaire située dans la crypte de la Basilique de Saint Benoît sur Loire où de nombreux fidèles viennent encore les vénérer.
    Chaque année, à l'occasion de la fête de la Translation de ses reliques (c'est à dire de l'anniversaire de leur arrivée en notre monastère) célébrée depuis toujours le 11 juillet, celles-ci sont portées en procession dans l'église par ses fils, depuis la crypte jusqu'à la Basilique où est célébrée la messe de sa fête.

    St. Benoît a été proclamé par le pape Paul VI, le 24 octobre 1964, Patron principal d'Europe, "parce qu'il a été messager de paix, opérateur d'unité, maître de civilisation et surtout héraut de la Foi et initiateur de la vie monastique en Occident" (Bref Apostolique Pacis Nuntius)

    St Benoît apparait comme un type d'homme pour qui Dieu seul compte vraiment :

    Sa pensée imprègne et régit toute son activité; on peut dire qu'il n'est vraiment lui-même qu'en vivant sa relation de dépendance à l'égard de ce Dieu qu'il cherche et par qui il est fasciné.

    A travers sa biographie et ses écrits, il apparaît comme un homme pratique et direct, qui a le sens du concret et du tangible, plutôt que comme un spéculatif et un doctrinaire ainsi il préfère toujours décrire des attitudes et des comportements afin de se faire comprendre des plus simples, plutôt que de donner des principes abstraits.

    Saint Benoît trouva le monde social et matériel en ruine, et sa mission fut de le remettre en état, non par des méthodes scientifiques mais par celles de la nature, non en s'acharnant ni en prétendant le faire en un temps requis, mais si calmement, si patiemment, si graduellement que bien souvent on ignorait que ce travail fût en train jusqu'au moment où on le trouva terminé.

    Ce fut une restauration plutôt qu'une œuvre charitable, une correction, une conversion. Le nouvel édifice qu'il aidait à créer fut un jaillissement plutôt qu'une construction. Des hommes silencieux apparaissaient dans la campagne ou dans la forêt, creusant, défrichant, bâtissant. D'autres hommes silencieux qu'on ne voyait pas se tenaient assis dans le cloître glacé, fatiguant leurs yeux et tendant leur esprit, péniblement occupés à copier et à recopier les manuscrits qu'ils avaient sauvés. Nul ne contestait ou ne renonçait, nul n'attirait l'attention sur ce qu'il faisait mais, peu à peu, les bois marécageux devenaient un ermitage, une maison religieuse, une ferme, une abbaye, un séminaire, une école, une cité. Des routes, des ponts la mettaient en rapport avec d'autres abbayes et d'autres cités qui avaient grandi de la même manière. Et ce que l'orgueilleux Alaric et le cruel Attila avaient ruiné, ces hommes de patience et de méditation l'ont réparé et rendu à la vie. Cardinal Newman

    Quelle grâce demander à Saint Benoît:

    La délivrance du mal et la volonté de faire le bien. La "grâce de laisser Dieu agir progressivement en soi". Il est invoqué aussi contre les piqûres d'orties ; le poison ; l'érésipèle ; la fièvre ; les tentations.

    Saint Benoît porte le plus souvent l'habit noir des bénédictins, mais parfois la robe blanche d'autres ordres monastiques. Il a quelquefois en main un goupillon, mais porte le plus souvent sa Règle et une crosse d'abbé. Un corbeau tenant un morceau de pain de son bec, un calice avec des serpents, un bâton constituent d'autres attributs iconographiques du saint.

    Saint Benoit de Nursie, patron de la chrétienté occidentale (490 - 547)

    Benoit naît en 490 en Nursie en Italie centrale et ses parents aisés le destinent à une carrière administrative. Sa ferveur l'incite à vivre en ermite dans une grotte pendant 3 ans pour se consacrer à la prière et la méditation religieuse, "Voulant plaire à Dieu seul, il habita avec lui-même sous le regard de Dieu" (citation du pape Grégoire le Grand, 540-604).

    Il s'établit en 534 au mont Cassin (en Italie entre Rome et Naples) et y fonde un monastère dans lequel il rédigera sa célèbre "règle monastique de Saint Benoit" jusqu'à sa mort en 547. Cette règle décrit la vie spirituelle et matérielle des moines ainsi que l'organisation du monastère en faisant preuve d'une grande compréhension de la psychologie humaine. Il s'est probablement inspiré de textes anciens de Basile et de Cassien (qui a fondé le monastère Saint-Victor à Marseille vers 415).
    Le monastère du mont Cassin sera détruit par les lombards à la fin du VIe, et la dépouille de Saint Benoit sera retrouvée dans les ruines au VIIe avant d'être transférée à l'abbaye de Fleury-sur-Loire.
    En introduisant une règle monastique équilibrée, fondée sur la réhabilitation du travail manuel et du travail intellectuel et en invitant aussi ses moines à redécouvrir l'héritage intellectuel de l'Antiquité, Saint Benoît a ouvert la voie à un monde nouveau.

    Le nom de "Benoit" donnera naissance à l'ordre des "bénédictins", ordre d'appartenance des futurs clunisiens et cisterciens :

    Benoît naquit dans une petite ville des montagnes de l'Ombrie (Italie), d'une des plus illustres familles de ce pays. Le Pape saint Grégoire assure que le nom de Benoît lui fut providentiellement donné comme gage des bénédictions célestes dont il devait être comblé. Craignant la contagion du monde, il résolut, à l'âge de quatorze ans, de s'enfuir dans un désert pour s'abandonner entièrement au service de Dieu. Il parvint au désert de Subiaco, à quarante milles de Rome, sans savoir comment il y subsisterait ; mais Dieu y pourvut par le moyen d'un pieux moine nommé Romain, qui se chargea de lui faire parvenir sa frugale provision de chaque jour.

    Le jeune solitaire excita bientôt par sa vertu la rage de Satan ; celui-ci apparut sous la forme d'un merle et l'obséda d'une si terrible tentation de la chair, que Benoît fut un instant porté à abandonner sa retraite ; mais, la grâce prenant le dessus, il chassa le démon d'un signe de la Croix et alla se rouler nu sur un buisson d'épines, tout près de sa grotte sauvage. Le sang qu'il versa affaiblit son corps et guérit son âme pour toujours. Le buisson s'est changé en un rosier et de ce buisson, de ce rosier est sorti l'arbre immense de l'Ordre bénédictin, qui a couvert le monde.

    Les combats de Benoît n'étaient point finis. Des moines du voisinage l'avaient choisi pour maître malgré lui ; bientôt ils cherchèrent à se débarrasser de lui par le poison ; le saint bénit la coupe, qui se brisa, à la grande confusion des coupables. Cependant il était dans l'ordre de la Providence que Benoît devînt le Père d'un grand peuple de moines, et il ne put se soustraire à cette mission ; de nombreux monastères se fondèrent sous sa direction, se multiplièrent bientôt par toute l'Europe et devinrent une pépinière inépuisable d'évêques, de papes et de saints.

    Parmi ses innombrables miracles, citons les deux suivants :

    Un de ses moines avait, en travaillant, laissé tomber le fer de sa hache dans la rivière. Benoît prit le manche de bois, le jeta sur l'eau, et le fer, remontant à la surface, revint prendre sa place. Une autre fois, cédant aux importunes prières d'un père qui le sollicitait de ressusciter son fils, Benoît prit l’enfant dans ces bras et dit, « Seigneur, ne regardez pas mes péchés, mais la foi de cet homme ! » Aussitôt l'enfant s'agite et va se jeter dans les bras paternels.

    Benoît a ouvert la voie à un monde nouveau :

    En introduisant une règle monastique fondée sur la réhabilitation du travail manuel et du travail intellectuel et en invitant aussi ses moines à redécouvrir l'héritage intellectuel de l'Antiquité, Saint

    Le pape Grégoire le Grand (590-604) s'emploiera à diffuser cette règle, ce qui contribuera au développement des abbayes bénédictines dans toute l'Europe durant les VII et VIIIe; Charlemagne va largement promouvoir cette règle dans le but de pacifier et d'unifier son territoire. En 817, son fils Louis le Pieux imposera à tous les monastères d'occident de la respecter, le nom de "Benoit" donnera naissance à l'ordre des "bénédictins", ordre d'appartenance des futurs clunisiens et cisterciens. Il peut à juste titre être considéré comme le père du monachisme occidental. Cette performance est d'autant plus remarquable qu'elle intervient dans une société en décomposition où la paix romaine a depuis longtemps cédé la place aux guerres entre barbares. Il s'agit du legs spirituel le plus important que la période mérovingienne laissera aux siècles suivants.

    Aujourd'hui, un autre leg de Saint Benoît est la Croix de Saint-Benoît :

    La vertu de la médaille de saint Benoît réside dans l'invocation du Christ par l'intercession de saint Benoît. Elle donne une protection particulière contre les attaques du démon, les tentations de toutes natures et les maladies. On peut porter la médaille sur soi ou la fixer sur la porte des maisons et des étables et dans l'auto. On évitera naturellement d'attacher une valeur superstitieuse à la possession de la médaille. Il ne suffit pas de la porter ou de la mettre dans un endroit que l'on veut protéger. Il faut avant tout vouloir conformer sa propre vie à l'Evangile.

    Une curieuse histoire nous est rapportée à ce propos. On raconte qu'en 1647, on emprisonna quelques nécromanciennes en Bavière. En les interrogeant, elles déclarèrent que leurs agissements superstitieux étaient toujours restés sans effet aux endroits où se trouvait l'emblème de la sainte croix; leur domination ne pouvant notamment atteindre le couvent de Metten, elles en conclurent que ces lieux étaient particulièrement protégés. Après des investigations faites audit couvent, on constata que plusieurs peintures de la croix, appliquées de longue date sur les murs, portaient certaines lettres auxquelles on n'avait plus prêté attention. La signification de ces lettres ne put être trouvée que lorsqu'on découvrit dans la bibliothèque du couvent un manuscrit datant de 1415, dans lequel saint Benoît figurait portant dans la main droite une crosse se terminant par une croix. Sur cette crosse on lisait le texte suivant: "Crux sacra sit M lux N Draco sit Mihi Dux." Sa main gauche tenait un parchemin enroulé sur lequel figuraient les mots suivants: " Vade Retro Satana Nuq Suade M Vana. Sunt Mala Quae Libas Ipse Venena Bibas." Ce document révéla l'origine et le sens des lettres apposées aux murs; celles-ci formaient les initiales du libellé et du manuscrit. Ce fut à partir de cette époque que la médaille de saint Benoît commença de se répandre.

    Saint Benoît est représenté habituellement la croix brandie comme une arme de défense sur une des faces de la médaille dans une main et dans l'autre un livre, la sainte Règle.

    Sur l'autre face figurent en abrégé les inscriptions suivantes:

    C S P B : Crux Sancti Patris Benedicti . Croix du saint Père Benoît.

    Sur l'arbre de la croix, on lit de gauche à droite :
    N D S M D : Non Draco Sit Mihi Dux. Le dragon ne doit pas être mon guide.

    De haut en bas :
    C S S M L : Crux Sacra Sit Mihi Lux : La croix doit être ma lumière.

    Une inscription plus longue entoure la croix :
    Elle commençait autrefois par le nom de Jésus "IHS". Elle a été remplacée par le mot "PAX".

    L'inscription se poursuit vers la droite par les lettres:
    V R S N S M V : Vade Retro Satana, Numquam Suade mihi Vana : Arrière Satan, ne me tente jamais par la vanité.

    S M Q L I V B : Sunt Mala Quae Libas, Ipse Venenum Bibas : Ce que tu offres, ce n'est que du mal, ravale ton poison.
    La plus ancienne forme de la médaille de saint Benoît est ovale et porte le monogramme de Jésus à son sommet, comme il a été dit (IHS): la nouvelle forme de médaille, dans le style de Beuron, est ronde. Elle a été créée pour le Jubilé de saint Benoît de 1880, 1400ème anniversaire de sa naissance. Elle est aujourd'hui encore en usage sous le nom de médaille du Jubilé. Ainsi qu'il a été mentionné plus haut, à la place de "IHS", elle porte au-dessus de la croix de saint Benoît, la devise bénédictine "PAX", "Paix". C'était à l'origine un monogramme du Christ en lettres grecques Chi - Rho, ce qui a donné en latin XP, d'où PAX. Relevons que cette devise fut d'abord celle de la Congrégation Bénédictine cassinienne avant de devenir celle de l'ordre bénédictin tout entier.

      La date/heure actuelle est Mar 6 Déc - 7:02