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    LE COMBAT SPIRITUEL

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    LE COMBAT SPIRITUEL

    Message  Merlin voyance le Dim 4 Nov - 4:22

    LE COMBAT SPIRITUEL

    QU'EST-CE QUE LE COMBAT SPIRITUEL ?

    Il ne s'agit en rien du combat psychologique et naturel de l'être humain contre lui-même, par lui-même et donc toujours en lui-même. Cela enferme l'homme sur lui-même et ne résout absolument rien du problème de l'homme.

    Car quel est donc ce problème ?

    L'homme a perdu son Créateur avec la sécurité et la paix qui vont avec. Certains s'en inquiètent quelque peu, plus ou moins, et d'autres pas du tout, anesthésiés qu'ils sont par la recherche de distractions de la vie pour "oublier" l'inéluctable mort. Mais le problème est qu'ils ignorent que l'homme a une âme crée à l'image de Dieu, donc éternelle et que la mort dont il s'agit ici n'est pas seulement la mort physique mais la mort éternelle de l'âme. Cela fait tellement trembler qu'on préfère suivre la tentation qui est la solution de facilité, toujours, et qui consiste donc à se distraire uniquement pour oublier. Et ça marche puisque beaucoup parviennent ainsi à oublier leur fin véritable qui ne manquera pas son heure pourtant. Tout cela n'a rien à voir avec la psychanalyse, par exemple, et qui peut être nécessaire parfois. Non, il s'agit d'un combat qui concerne la relation à Dieu et l'union à Dieu.
    Il s'agit d'un combat contre ce qui empêche la relation et l'union à Dieu et qui se déroule dans le coeur de l'homme. Ce sont le monde, la chair et le démon qui sont à combattre. Voyons ce qu'il en est.

    Combat contre le monde.

    Il s'agit de l'esprit du monde opposé à l'Esprit de Dieu : l'esprit d'orgueil, de possession et de jouissance opposé à l'esprit d'humilité, de détachement et de pénitence de l'évangile. L'esprit d'orgueil consiste à la recherche de sa propre excellence qui donne l'illusion qu'on peut se donner soi-même la vie et n'être soumis à rien d'autre que soi-même (y compris et en premier Dieu bien entendu). L'esprit de possession consiste à la recherche d'appropriation de biens matériels comme une fin, pas seulement l'argent, mais aussi la santé, l'affection, le pouvoir sur autrui. L'esprit de jouissance consiste à jouir du temps qui passe et à se distraire par toutes sortes de moyens pour nourrir en soi l'avidité et la recherche de plaisir. Au contraire, l'esprit d'humilité consiste à vivre uniquement de Dieu et non de soi-même. L'esprit de détachement consiste à être libre de toute attache qui enferme l'homme d'une quelconque façon. L'esprit de pénitence consiste à reconnaître son misérable état de mort qui semble vivant et d'expier (chasser) son orgueil. Le combat ici consiste à vivre de plus en plus en plus de l'Esprit de Dieu au mépris de l'esprit du monde.

    L'élection de la vraie Sagesse.

    Dieu a sa Sagesse et c'est l'unique et véritable qui doive être aimée et recherchée comme un grand trésor. Mais le monde corrompu a aussi sa sagesse, et elle doit être condamnée et détestée comme mauvaise et pernicieuse. Les philosophes ont aussi leur sagesse et elle doit être méprisée comme inutile et souvent comme dangereuse au salut.

    Sagesse mondaine.

    La sagesse mondaine est celle dont il est dit : je perdrais la sagesse des sages selon le monde (1 Corinthiens). La sagesse de la chair est ennemie de Dieu Romains. Cette sagesse ne vient pas du ciel, mais c'est une sagesse terrestre, animale, diabolique (Jacques 3, 15). Cette sagesse du monde est une conformité parfaite aux maximes et aux modes du monde; c'est une tendance continuelle vers la grandeur et l'estime; c'est une recherche continuelle et secrète de son plaisir et de son intérêt, non pas d'une manière grossière et criante, en commettant quelque péché scandaleux, mais d'une manière fine, trompeuse et politique, autrement ce ne serait plus selon le monde une sagesse, mais un libertinage.

    Un sage du siècle est homme qui sait bien faire ses affaires, et faire réussir tout à son avantage temporel, sans quasi paraître vouloir le faire; qui sait l'art de déguiser et de tromper finement sans qu'on s'en aperçoive; qui dit ou fait une chose et pense l'autre; qui n'ignore rien des airs et des compliments du monde; qui sait s'accommoder à tous pour en venir à ses fins, sans se mettre beaucoup en peine de l'honneur et de l'intérêt de Dieu; qui fait un secret mais funeste accord de la vérité avec le mensonge, de l'évangile avec le monde, de la vertu avec le péché, de Jésus-Christ avec Bélial; qui veut passer pour un honnête homme, mais non pas pour un dévot; qui méprise, empoisonne ou condamne aisément toutes les pratiques de piété qui ne s'accommodent pas avec les siennes. Enfin, un sage mondain est un homme qui, ne se conduisant que par la lumière des sens et de la raison humaine, ne cherche qu'à se couvrir des apparences de chrétien et d'honnête homme, sans se mettre beaucoup en peine de plaire à Dieu, ni d’expier, par la pénitence, les péchés qu'il a commis contre sa divine Majesté.

    La conduite de ce sage du monde est fondée sur le point d'honneur, sur le "qu'en dira-t-on", sur la coutume, sur la bonne chère, sur l'intérêt, sur le grand air, sur le mot à rire. Ce sont là les sept mobiles innocents, comme il croit, sur quoi il se tient appuyé pour mener une vie tranquille.
    Il a des vertus particulières qui le font canoniser des mondains, comme la bravoure, la finesse, la politique, le savoir-faire, la galanterie, la politesse, l'enjouement. Il prend pour des péchés considérables l'insensibilité, la bêtise, la pauvreté, la rusticité, la bigoterie.

    Il suit le plus fidèlement qu'il peut les commandements que le monde lui a faits :

    Tu sauras bien le monde;
    Tu vivras en honnête homme;
    Tu feras bien tes affaires;
    Tu conserveras ce qui t'appartient;
    Tu sortiras de la poussière;
    Tu te feras des amis;
    Tu hanteras le beau monde;
    Tu feras bonne chère;
    Tu n'engendreras point de mélancolie;
    Tu éviteras la singularité, la rusticité, la bigoterie.

    Jamais le monde n'a été si corrompu qu'il l'est, parce que jamais il n'a été si fin, si sage à son sens, ni si politique. Il se sert si finement de la vérité pour inspirer le mensonge, de la vertu pour autoriser le péché, et des maximes mêmes de Jésus-Christ pour autoriser les siennes, que les plus sages selon Dieu y sont souvent trompés. Le nombre de ces sages selon le monde, ou selon Dieu, est infini.

    Sagesse terrestre.

    La sagesse terrestre, dont parle saint Jacques, est l'amour des biens de la terre. C'est de cette sagesse dont les sages du monde font une profession secrète, quand ils attachent leur coeur à ce qu'ils possèdent; quand ils tâchent de devenir riches; quand ils intentent des procès et font des chicanes inutiles pour les avoir ou pour les conserver; quand ils ne pensent, ils ne parlent, ils n'agissent la plus grande partie du temps que dans la vue d'avoir ou de conserver quelque chose de temporel, ne s'appliquant à faire leur salut et aux moyens de le faire, comme la confession, la communion, l'oraison, etc. , qu'à la légère, par manière d'acquis, par intervalles et pour sauver les apparences.

    Sagesse naturelle.

    Outre cette sagesse mondaine, qui est condamnable et pernicieuse, il y a une sagesse naturelle parmi les philosophes. C'était cette sagesse naturelle que les Égyptiens et les Grecs recherchaient autrefois avec tant d'empressement. Ceux qui avaient acquis cette sagesse étaient appelés mages ou sages. Cette sagesse est une connaissance éminente de la nature dans ses principes. Elle fut communiquée en plénitude à Adam dans son innocence; elle fut donné en abondance à Salomon, et dans la, suite des temps quelques grands hommes en ont reçu quelque partie, comme l'histoire nous apprend.

    Les philosophes vantent leurs arguments de philosophie comme un moyen d'acquérir cette sagesse.
    Les chimistes vantent les secrets de leur cabale pour trouver la pierre philosophale, dans laquelle ils s'imaginent que cette sagesse est renfermée. A la vérité, la philosophie de l'Ecole, étudiée bien chrétiennement, ouvre l'esprit et le rend capable des sciences supérieures; mais elle ne donnera jamais cette prétendue sagesse naturelle si vantée dans l'antiquité.

    La chimie ou alchimie, ou la science de dissoudre les corps naturels et de les résoudre à leurs principes, est encore plus vaine et dangereuse. Cette science, quoique véritable en elle-même, a dupé et trompé une infinité de gens, par rapport à la fin qu'ils se proposaient; et je ne doute point, par l'expérience que j'en ai moi-même, que le démon ne s'en serve aujourd'hui pour faire perdre l'argent et le temps, la grâce et l'âme même, sous prétexte de trouver la pierre philosophale qui change en argent ou en or, qui donne la santé, qui guérit les maladies, qui même prolonge la vie, et qui opère une infinité de merveilles qui passent chez les ignorants pour divines et miraculeuses. Il y a une bande de gens qui se disent savants en cette science, qu'on nomme cabalistes, qui gardent les mystères de cette science si cachés qu'ils aimeraient mieux perdre la vie que de révéler leurs prétendus secrets. Quoiqu'il en soit, il n'est pas convenable et il est même dangereux qu'un chrétien s'applique à la chercher. C'est faire injure à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, dans lequel sont tous les trésors de la Sagesse et de la science de Dieu, tous les biens de la nature et de la gloire. C'est désobéir au Saint-Esprit qui dit : "Ne cherchez point ce qui est au-dessus de vos forces".

    Combat contre la chair.

    La chair s'oppose à l'Esprit de Dieu.
    La chair n'est pas mauvaise par elle-même, mais par l'usage qu'en fait l'homme.
    La "chair" signifie là l'usage que l'homme en fait.
    C'est la nature tournée "naturellement" vers la terre, rivée à la terre qui empêche la jouissance de Dieu.
    Cette nature inclue la psyché ou âme naturelle de l'homme.

    L'homme fut créé avec une âme naturelle uniquement et "naturellement" tournée vers Dieu, vivante de Dieu et faite donc pour s'ouvrir à la vie surnaturelle de Dieu, c'est la raison d'être de la nature, d'être crée non pas pour elle-même se perfectionner sans fin, mais pour être ouverte à la vie surnaturelle, à la vie de Dieu qui lui est supérieure. L'homme ayant perdu cela, sa nature n'est plus "naturellement tournée vers Dieu, mais vers ses "pieds", vers la terre et vers le bas, elle dévie, elle est dévoyée donc mal utilisée et l'homme n'y peut rien changé par lui-même sinon seulement avec la grâce que Dieu donne. Le combat consiste là à faire vivre la nature de la grâce afin qu'elle se perfectionne et se tourne de plus en plus vers Son Créateur au lieu de s'opposer à l'Esprit-Saint.

    La sagesse charnelle

    La sagesse charnelle est l'amour du plaisir. C'est de cette sagesse dont les sages du siècle font profession quand ils ne cherchent que les plaisirs des sens; quand ils aiment la bonne chère; quand ils éloignent de soi tout ce qui peut mortifier ou incommoder le corps, comme les jeûnes, les austérités, etc.; quand ils ne pensent plus ordinairement qu'à boire, qu'à manger, qu'à jouer, qu'à rire, qu'à se divertir et qu'à passer agréablement son temps; quand ils recherchent les lits mollets, les jeux divertissants, les festins agréables et les belles compagnies. Et après que sans scrupule ils ont pris tous ces plaisirs qu'ils ont pu prendre sans déplaire au monde et sans incommoder leur santé, ils cherchent le confesseur le moins scrupuleux (c'est ainsi qu'ils nomment les confesseurs relâchés qui ne font pas leur devoir), afin d'avoir de lui, à bon marché, la paix dans leur vie molle et efféminée et l'indulgence plénière de tous leur péchés. Je dis, à bon marché, car ces sages selon la chair ne veulent ordinairement pour pénitence que quelques prières ou quelques aumônes, haïssant ce qui peut affliger le corps.

    Combat contre Satan.

    Le démon est un esprit (donc il n'a pas de corps) supérieur en nature à la nature humaine, donc l'homme ne peut pas le vaincre par ses propres moyens mais seulement par ce qui appartient à Dieu, le Créateur de tout. Le démon est le premier de tous les esprits qui s'est révolté contre son Créateur et son action consiste à reproduire subtilement et presque imperceptiblement ses propres effets de révolte dans le coeur de l'homme; c'est-à-dire le refus d'être soumis à Dieu, à Sa Volonté, à Son action et à Son amour qui exige tout. C'est un combat de l'âme entre ce en quoi elle appartient au démon et ce en quoi elle appartient à Dieu, non pas qu'elle s'en réclame seulement, mais une véritable appartenance de fait. Ce n'est donc pas ce qui apparaît qui est essentiel ici, mais ce qu'on fait (ou ce qu'on ne fait pas).
    L'action du démon a été considérablement écrasée par la croix de Jésus, mais Dieu peut permettre son action dans certains cas pour éprouver la liberté de l'homme afin qu'il se sanctifie et mérite un bonheur éternel plus grand, uniquement dans ce but; Dieu seul sait si l'homme a déjà trop à faire avec sa nature et le monde. Ce combat-là consiste à être de plus en plus soumis et obéissant à Dieu, c'est-à-dire vivre en fils et filles de Dieu, au mépris du diable qui incite à faire le contraire.

    La sagesse diabolique

    La sagesse diabolique est l'amour et l'estime des honneurs. C'est de cette sagesse dont les sages du siècle font profession quand ils aspirent, quoique secrètement, aux grandeurs, aux honneurs, aux dignités et aux emplois relevés; quand ils recherchent à être vus, estimés, loués et applaudis des hommes; quand ils n'envisagent, dans leurs études, dans leurs travaux, dans leurs combats, dans leurs paroles et dans leurs actions, que l'estime et la louange des hommes, pour passer pour des personnes dévotes, pour des gens savants, pour des grands capitaines, pour des savants jurisconsultes, pour des gens d'un mérite infini et distingué ou de grande considération; quand ils ne peuvent souffrir qu'on les méprise et qu'on les blâme; quand ils cachent ce qu'ils ont de défectueux et font montre de ce qu'ils ont de beau.
    Il faut, avec notre Seigneur Jésus la Sagesse incarnée, détester et condamner ces trois sortes de sagesse fausse pour acquérir la véritable : qui ne cherche point son propre intérêt, qui ne se trouve point dans la terre et dans le coeur de ceux qui vivent à leur aise, et qui a en abomination tout ce qui est grand et relevé devant les hommes.

    Combat de la prière.

    Prier c'est tourner son âme vers Dieu. Le reste ne sont que des moyens pour cela, comme le chapelet, la méditation, etc. Le sommet de la prière est la Messe et la communion eucharistique. Le combat de la prière est ce qu'on appelle la persévérance. Celui qui persévérera jusqu'au bout sera sauvé. C'est le combat de la fidélité, rester fidèle coûte que coûte.

    La vie chrétienne réclame une base qui est la prière régulière quotidienne : choisir une forme (qui est un moyen à ne pas confondre avec la fin qui est l'union à Jésus-Christ) de prière et s'y tenir, voilà ce qui est important c'est de s'y tenir malgré ce que l'on ressent, les tentations de découragement, l'imagination qui fait croire à l'inutilité, et ce genre de choses. Cela se passe au niveau de la volonté, c'est elle qui compte, et c'est cela que Dieu attend : l'engagement de la volonté mis à l'épreuve du temps. Dieu a créé les hommes libres, donc pour exercer cette liberté il faut engager sa volonté qui doit être mise à l'épreuve car, c'est dans l'épreuve que se révèle le coeur, et pour cela la prière est indispensable. Il n'y a pas de ciel sans afflictions. Celui qui prie se sauve sûrement; celui qui ne prie pas se damne sûrement.

    Combat de la Foi.

    Ce combat inclut la Foi, l'Espérance, et la Charité, ainsi que les vertus de prudence, justice, force, tempérance, et les autres vertus comme la patience, la douceur, la pauvreté de coeur et l'humilité, et bien d'autres vertus. Il, s'agit d'être vigilant, quand à celles-ci pour ne pas se laisser déborder par des réactions instinctives qui font perdre le recul et la maîtrise de soi. Cette vigilance est rigoureuse et quotidienne; en cela c'est un combat. Le combat de la Foi est le combat de la fidélité, de la loyauté, de la constance et de la persévérance. Dans la vie spirituelle, l'enthousiasme est moteur au début, mais le temps met à l'épreuve celui qui veut suivre Jésus et rester fidèle à sa parole et à son Eglise.

    Toutes ces mises à l'épreuve proviennent :

    - soi de Dieu qui use de cette pédagogie pour doter l'âme de plus de mérites,
    - soi de sa propre nature encline à la limitation, à la lassitude, à l'imagination, l'illusion, le sentimentalisme, etc...
    - soi de tentations du diable, mais parce que Dieu les permet.
    La Foi est la force qui permet de résister au démon (1ère épître de saint Pierre 5, 8-9), et elle est purifiée (plus pure = ne repose sur rien d'autre) par les épreuves et dans le temps : voilà le fondement du combat et de la vie spirituelle, voilà le véritable critère : La Foi, c'est je crois, et cela n'a rien à voir avec ce que l'on peut ressentir.

    Règles de saint Ignace

    Trois règles de discernement des esprits

    Première règle :

    Chez ceux qui vont de péché mortel en péché mortel, l'ennemi, en général, a coutume de leur proposer des plaisirs apparents : il leur fait imaginer des jouissances et des plaisirs des sens, pour mieux les conserver et les faire croître dans leurs vices et leurs péchés. Chez ceux-là, le bon esprit utilise une manière de faire inverse : il les aiguillonne et mord leur conscience par le sens moral de la raison.

    Deuxième règle :

    Chez ceux qui se purifient intensément de leurs péchés et qui, dans le service de Dieu notre Seigneur, s'élèvent du bien vers le mieux, c'est la manière de faire inverse de celle de la première règle. Car, alors, le propre du mauvais esprit est de mordre, d'attrister et de mettre des obstacles, en inquiétant par de fausses raisons pour qu’on n’aille pas plus loin. Et le propre du bon esprit est de donner courage et forces, consolations, larmes, inspirations et quiétude, en rendant les choses faciles et en écartant les obstacles, pour qu'on aille plus avant dans la pratique du bien.

    Troisième règle :

    Chez ceux qui vont de bien en mieux, le bon ange touche l'âme doucement, légèrement et suavement, comme une goutte d'eau qui entre dans une éponge; et le mauvais la touche de façon aiguë, avec bruit et agitation, comme lorsque la goutte d'eau tombe sur la pierre. Chez ceux qui vont de mal en pis, ces mêmes esprits les touchent d'une manière opposée. La cause en est que la disposition de l'âme est opposée ou semblable à ces anges. Car, lorsqu'elle leur est opposée, ils entrent bruyamment et sensiblement, de façon perceptible. Mais quand elle est semblable, ils entrent silencieusement, comme dans leur propre maison, portes ouvertes.

    Trois règles de comportement de l'ennemi

    Première règle :

    L'ennemi se comporte comme une femme : il est faible quand on use de la force et fort quand on le laisse faire. En effet, c'est le propre de la femme, quand elle se querelle avec un homme, de perdre courage et de prendre la fuite quand l'homme lui tient tête résolument; mais, à l'inverse, si l'homme commence à fuir en perdant courage, la colère, la vengeance et la férocité de la femme deviennent immenses et sans limites. De même, c'est le propre de l'ennemi de faiblir et de perdre courage, de fuir avec ses tentations, lorsque celui qui s'exerce dans les choses spirituelles tient tête résolument aux tentations de l'ennemi, faisant diamétralement l'opposé. A l'inverse, si celui qui s'exerce commence à avoir peur et à perdre courage lorsqu'il subit des tentations, il n'y a pas sur la face de la terre bête si féroce que l'ennemi de la nature humaine pour poursuivre son intention maudite avec une si grande malice.

    Deuxième règle :

    Il se comporte également comme un amoureux frivole, voulant rester caché et ne pas être découvert. En effet, lorsqu'un homme frivole parle avec une mauvaise intention et sollicite la fille d'un bon père ou l'épouse d'un bon mari, il veut que ses paroles et ses insinuations restent cachées. Au contraire, il lui déplaît fort que la fille découvre à son père ou l'épouse à son mari ses paroles frivoles et son intention dépravée, car il en déduit aisément qu'il ne pourra réussir dans l'entreprise commencée.
    De même quand l'ennemi de la nature humaine présente à l'âme juste ses ruses et ses insinuations, il veut et désire qu'elles soient reçues et gardées secrètes. Mais quand celle-ci les découvre à son bon confesseur ou à une autre personne spirituelle qui connaît ses tromperies et ses mauvaises actions, il en est très mécontent, car il en déduit qu'il ne pourra réussir dans l'entreprise perverse qu'il a commencée, parce que ses tromperies évidentes sont découvertes.

    Troisième règle :

    Il se comporte également comme un chef de guerre voulant vaincre et dérober ce qu'il désire. En effet, un capitaine et chef d'armée en campagne, après avoir établi son camp et examiné les points forts ou le dispositif d'un château, l'attaque par l'endroit le plus faible. De même, l'ennemi de la nature humaine fait sa ronde, examine tour à tour chacune de nos vertus théologales, cardinales et morales; et c'est là où il nous trouve plus faibles et plus démunis pour notre salut éternel, qu'il nous attaque et essaie de nous prendre.

      La date/heure actuelle est Jeu 8 Déc - 13:03